Pauline Stey : âge, salaire, couple, carrière et palmarès

Cinq secondes. C'est l'écart qui a séparé Pauline Stey d'une médaille européenne, le 15 août 2026 à Birmingham. Cinq petites secondes au bout de 21,1 kilomètres de marche, bouclés en 1h31'12", un record de France à la clé. Quatrième, la place la plus cruelle du sport, et pourtant la course la plus aboutie de sa vie. Si tu as déjà raté quelque chose d'important d'un cheveu, tu sais exactement ce qu'elle a ressenti ce jour-là.

Âge, salaire, couple, carrière et palmarès : pour dresser ce portrait de Pauline Stey, j'ai recoupé ses fiches World Athletics et Fédération française d'athlétisme, les résultats officiels des championnats et les interviews qu'elle a accordées à la presse alsacienne et étudiante. Rien n'est inventé, et quand une info n'est pas publique, je te le dis franchement.

 

 

Pauline Stey en un coup d'œil

Avant d'entrer dans le vif du sujet, voici la carte d'identité de la marcheuse alsacienne, telle qu'elle ressort des fiches officielles début octobre 2026 :

  • Naissance : 9 septembre 2001 à Saverne (Bas-Rhin), grandie à Waldolwisheim
  • Âge : 25 ans
  • Gabarit : 1,56 m pour une quarantaine de kilos
  • Discipline : marche athlétique, du 3000 m en salle au semi-marathon sur route
  • Club : Alsace Nord Athlétisme, après ses débuts au Rohan Athlétisme Saverne
  • Entraîneur : Eddy Riva
  • Records : 12'13"75 sur 3000 m (record de France, 2026), 1h28'18" sur 20 km, 1h31'12" sur semi-marathon (record de France, 2026)
  • Métier : salariée du Crédit Mutuel, avec des horaires aménagés

 

 

Quel âge a Pauline Stey ? 25 ans et déjà près de quinze ans de bitume

Pauline Stey a fêté ses 25 ans le 9 septembre 2026. Dit comme ça, on pourrait la croire en début de carrière. En réalité, elle a chaussé ses premières pointes vers 10 ou 11 ans, au club de Saverne, et elle marche à haut niveau depuis plus de cinq ans. Elle a donc passé plus de la moitié de sa vie à arpenter les pistes et les routes d'Alsace.

Ce qui frappe, c'est la précocité dans une discipline où l'on mûrit tard. En marche athlétique, les meilleures atteignent souvent leur pic autour de 28 ou 30 ans, parce que l'endurance et la technique se construisent sur des années. À 25 ans, Pauline Stey tutoie déjà le top 5 européen. Autrement dit, ses plus belles années sont probablement devant elle.

Elle n'est d'ailleurs pas seule à porter le renouveau de la marche tricolore. Avec Ana Delahaie et sa coéquipière vosgienne, dont je te raconte ailleurs le parcours de Clémence Beretta, elle forme un trio qui a sorti la marche féminine française de l'anonymat. À Birmingham, les trois Françaises ont terminé dans le top 7, du jamais vu.

 

 

La carrière de Pauline Stey, de Waldolwisheim à Birmingham

Tout commence à Waldolwisheim, un petit village à quelques kilomètres de Saverne. La petite Pauline aime le sport, la compétition, et elle a ce que ses entraîneurs appellent un instinct de battante. En 2019, elle rejoint le CREPS de Strasbourg et décroche dans la foulée une médaille de bronze sur 10 km en coupe d'Europe juniors, à Alytus, en Lituanie.

La suite ressemble à un escalier qu'elle monte marche après marche, sans jamais sauter d'étape :

  • 2021 : vice-championne d'Europe espoirs du 20 km à Tallinn, son premier grand podium international
  • 2023 : record de France du 3000 m en salle, titre européen espoirs du 20 km à Espoo et première sélection aux Mondiaux de Budapest
  • 2024 : 8e des championnats d'Europe à Rome, porteuse de la flamme olympique dans les rues de Saverne le 26 juin, puis 26e du 20 km des Jeux de Paris
  • 2025 : bronze individuel et or par équipes à la coupe d'Europe de Podebrady, puis 11e des Mondiaux de Tokyo en 1h28'52"
  • 2026 : nouveau record de France du 3000 m en salle, titres nationaux du semi-marathon et du 10 000 m, puis 4e des championnats d'Europe

Le tournant, c'est Podebrady, en mai 2025. Ce jour-là, en République tchèque, elle signe 1h28'18" sur 20 km, son record personnel, et décroche son billet pour Tokyo. Avec ses coéquipières, elle offre surtout à la France son premier titre européen par équipes chez les marcheuses. Pour préparer la fournaise japonaise (30 °C et 80 % d'humidité), elle a mis les bouchées doubles : deux stages d'un mois en Afrique du Sud, des séances en chambre thermique et même des passages hebdomadaires au hammam pour habituer son corps à la chaleur.

Tout n'est pas rose pour autant. Aux Mondiaux par équipes de Brasilia, en avril 2026, elle vit un jour sans et termine 16e en 1h39'59". C'est justement ce qui rend son été 2026 aussi fort : quatre mois plus tard, elle rebondit avec la meilleure course de sa carrière.

 

 

Comment s'entraîne Pauline Stey ?

La marche athlétique a beau faire sourire ceux qui n'y connaissent rien, c'est un sport d'une exigence folle. La règle est simple sur le papier : un pied toujours en contact avec le sol, et la jambe d'appui tendue jusqu'à la verticale. La respecter pendant 21 kilomètres, quand les jambes brûlent, c'est une autre paire de manches.

La semaine type de la Bas-Rhinoise donne le tournis : plus de 100 km de marche répartis sur environ huit séances, soit 15 à 20 heures d'entraînement et 3 à 4 heures par jour. Au menu, du travail de vitesse, du renforcement musculaire, du vélo et de la natation. Et souvent en solitaire, sur les pistes cyclables autour de Strasbourg, qu'il pleuve ou qu'il vente.

Ce volume colossal sert d'abord à bâtir un moteur aérobie hors normes. Si tu cours, marches ou pédales toi-même et que tu veux gagner en endurance, les méthodes pour booster sa VO2 max reprennent exactement ces principes : du fractionné, beaucoup de volume à allure modérée et une régularité sans faille.

Ce qui m'impressionne le plus, c'est qu'elle a longtemps mené tout ça de front avec ses études, puis avec un travail. On reparle juste après de ce que ça implique côté portefeuille.

 

Peloton du semi-marathon marche féminin des championnats d'Europe 2026 à Birmingham, où Pauline Stey a pris la 4e place

 

Quel est le salaire de Pauline Stey ?

Soyons clairs : le salaire de Pauline Stey n'a jamais été rendu public, et la marche athlétique ne fait pas rouler sur l'or. Contrairement à certains pays, la Fédération française d'athlétisme ne verse pas de salaire fixe à ses athlètes. Elle les rémunère surtout par des primes liées aux performances. Ses revenus reposent donc sur plusieurs piliers :

  • Son emploi au Crédit Mutuel, où elle a été alternante (accueil puis conseil aux particuliers) avant d'y être embauchée après sa licence, avec des horaires aménagés
  • Le programme « Crédit Mutuel donne l'élan », qui soutient une sélection d'athlètes de l'équipe de France
  • Son équipementier Joma, qui la compte parmi ses athlètes sponsorisés
  • Les primes fédérales, versées en fonction des sélections et des places obtenues

Mon estimation, en croisant le salaire d'un conseiller bancaire en début de carrière (autour de 2 000 € net par mois à temps plein) et les aides habituelles d'une athlète de son rang, la place quelque part entre 2 000 et 3 500 € net par mois selon les années. C'est une fourchette, pas un chiffre officiel. Elle l'assume d'ailleurs pleinement : elle a prévenu son employeur que le sport resterait sa priorité pendant les prochaines années.

 

Couloirs numérotés d'une piste d'athlétisme, terrain des records de Pauline Stey sur 3000 m et 10 000 m marche

 

Pauline Stey est-elle en couple ?

Sur ce point, je préfère être honnête plutôt que de te servir des rumeurs : Pauline Stey n'a jamais communiqué sur sa vie sentimentale. Aucune interview, aucune publication publique ne mentionne de compagnon ou de compagne. Ses prises de parole publiques tournent autour de l'athlétisme, de ses études et de son travail, point barre.

Ce qu'on sait de sa vie personnelle tient plutôt à son parcours scolaire. Elle a obtenu un DUT Gestion des entreprises et des administrations à l'IUT Charlemagne de Nancy, en quatre ans au lieu de deux grâce à un aménagement pour sportifs de haut niveau. Elle a ensuite décroché une licence professionnelle banque et assurance à l'université de Strasbourg, avec un mémoire consacré à l'inclusion bancaire. Son objectif à long terme : la gestion de patrimoine.

 

Le palmarès de Pauline Stey en détail

Voici les lignes qui comptent dans son palmarès, des titres nationaux aux sélections olympiques :

  • Jeux olympiques : 26e du 20 km marche à Paris 2024
  • Championnats du monde : Budapest 2023, puis 11e du 20 km à Tokyo 2025
  • Championnats d'Europe : 8e à Rome en 2024, 4e du semi-marathon marche à Birmingham en 2026
  • Coupe d'Europe de marche : bronze individuel et or par équipes à Podebrady en 2025, bronze par équipes en 2023
  • Championnats d'Europe espoirs : argent en 2021 à Tallinn, or en 2023 à Espoo sur 20 km
  • Titres de champion de France : une collection entamée en 2023, avec notamment le 3000 m en salle, le 20 km (2023 et 2024), le semi-marathon et le 10 000 m en 2026
  • Records de France : 3000 m marche en salle (12'13"75) et semi-marathon marche (1h31'12")

Au moment où j'écris ces lignes, World Athletics la classe au 7e rang mondial de la marche féminine. Pour une athlète qui concilie sport et emploi, c'est tout sauf anodin.

 

Ce que son parcours peut t'apprendre

J'aime le profil de Pauline Stey parce qu'il casse un cliché tenace : celui qui veut qu'on doive tout sacrifier pour réussir. Elle a pris quatre ans pour un diplôme qui en demande deux, elle a travaillé à la banque entre deux stages à l'étranger, et elle a quand même battu des records de France. Ce n'est pas de la magie, c'est de l'organisation et une sacrée dose de patience.

Elle n'est pas un cas isolé dans l'athlétisme tricolore. Comme Agathe Guillemot sur 1500 m, autre jeune Bleue qui fait tomber les records nationaux les uns après les autres, elle prouve qu'une génération entière est en train de rebattre les cartes. La différence, c'est que la marche reste dans l'ombre, et que chaque seconde gagnée l'est loin des caméras.

Alors la prochaine fois que tu te dis que tu n'as pas le temps de t'entraîner, pense à cette Alsacienne qui enchaîne 100 km par semaine après sa journée au guichet. Ça remet les pendules à l'heure.

 

Et maintenant, cap sur Los Angeles

À 25 ans, Pauline Stey a coché presque toutes les cases : sélections olympique et mondiale, un titre européen chez les espoirs, records de France et un top 4 continental chez les grandes. Il lui manque une médaille chez les seniors, et elle ne s'en cache pas. Son horizon est clairement tracé : les Jeux de Los Angeles en 2028, puis ceux de Brisbane en 2032.

Vu la façon dont elle a transformé une 16e place décevante au printemps en record de France l'été suivant, je ne parierais pas contre elle. Ces cinq secondes de Birmingham, elle ne va pas les laisser filer deux fois.

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