Vous voilà devant votre écran avec une question bien précise en tête : qui sont ces footballeurs en Y dont on a tous entendu parler sans toujours réussir à dresser une vraie liste ? Quiz télé trop chaud, débat avec les copains au comptoir, ou simple curiosité personnelle, peu importe la raison qui vous amène ici. Ce qui compte, c'est que vous repartiez avec un tableau de chasse aussi complet que possible.
Je vous prends à la main et on plonge ensemble dans cette galaxie un peu discrète mais sacrément riche. Du milieu monstrueux de Manchester City qui a fait trembler la Premier League pendant sept saisons, au champion du monde 1998 qui a marqué en finale de la Coupe de l'UEFA, en passant par toute une génération de Français et de jeunes talents qui montent. Vous allez voir, le Y réserve de jolies surprises.
Pourquoi la lettre Y est plus discrète mais redoutable
Posons les choses tout de suite. La lettre Y est rare dans les patronymes européens, beaucoup moins en revanche dans les prénoms (qui en France comptent comme nom d'usage parfois : pensez aux "Yann", "Yoann", "Younes"...). Du coup, en cherchant "footballeur en Y", on tombe sur deux familles bien distinctes : ceux dont le nom de famille commence par Y (style Touré ou Djorkaeff... non, ceux-là c'est par le prénom Yaya et Youri), et ceux qui sont surtout connus par leur prénom commençant par Y.
J'ai pris le parti d'être inclusif et de vous donner les deux. Parce que franchement, qui se souvient de Djorkaeff sans appeler le bonhomme "Youri" ? Personne. Et c'est ce mélange prénoms / patronymes qui rend la lettre Y plus riche qu'on ne le pense au premier coup d'œil.
Les légendes incontournables des footballeurs en Y
Commençons par le sommet. Si je devais lever le rideau sur les noms qui font instantanément vibrer la corde du fan de foot quand on parle de joueurs en Y, voici ceux qui sortent du chapeau les yeux fermés. Trois noms, trois générations, trois manières de marquer leur époque.
- Yaya Touré (Côte d'Ivoire) : milieu de terrain monstrueux du FC Barcelone (Ligue des champions 2009) puis de Manchester City où il a régité trois titres de Premier League. Quatre fois Joueur africain de l'année d'affilée entre 2011 et 2014, un record. Son physique, sa frappe lointaine, sa longévité au plus haut niveau : c'est le footballeur en Y par excellence pour notre génération.
- Youri Djorkaeff (France) : champion du monde 1998, champion d'Europe 2000 avec les Bleus, vainqueur de la Coupe UEFA 1998 avec l'Inter Milan où il a marqué le but du sacre. PSG, Inter, Kaiserslautern, Bolton, le mec a tout connu. Un meneur de jeu à l'ancienne, avec un toucher de balle d'orfèvre.
- Yannick Carrasco (Belgique) : ailier explosif de l'Atletico Madrid, buteur en finale de la Ligue des champions 2016 (perdue contre le Real), vainqueur de la Liga 2021. Passé par Monaco, longtemps cadre de la sélection belge des Hazard et De Bruyne. Quand il prend sa course, c'est franchement intenable.
- Yann Sommer (Suisse) : gardien international helvétique, passé par le Borussia Mönchengladbach, le Bayern Munich (le temps d'un demi-saison fou) puis l'Inter Milan où il a soulevé le Scudetto en 2024. Petit gabarit pour un portier moderne, mais un sens du placement et des réflexes au-dessus du lot.
Pour ceux qui veulent prolonger l'héritage de Yaya Touré, jetez un œil à notre tour d'horizon des meilleurs joueurs ivoiriens. Vous comprendrez vite pourquoi la Côte d'Ivoire est l'un des réservoirs les plus impressionnants du foot africain depuis vingt ans.
Les Y français : un patrimoine bien chargé
La France, terre de prénoms en Y. Yann, Yoann, Younes, Yacine, Yvon. Le foot tricolore a vu défiler toute une galerie de joueurs dont le prénom commence par cette lettre, et certains ont laissé une vraie trace en Ligue 1, en équipe de France ou à l'étranger.
- Yoann Gourcuff : on l'a tellement appelé "le nouveau Zidane" qu'il en a porté le poids. Champion de France 2009 avec Bordeaux, joueur de Ligue 1 de la saison cette année-là, passé par l'OM, Milan AC et Lyon. Son destin contrarié par les blessures, c'est un de ces "et si" qui hantent les fans de foot français.
- Yohan Cabaye : milieu de terrain finaud, formé au LOSC (champion de France 2011), passé par Newcastle, le PSG, Crystal Palace et Saint-Étienne. Cadre des Bleus à la Coupe du monde 2014. Un joueur de la lecture du jeu, pas du m'as-tu-vu.
- Yann M'Vila : milieu défensif rennais, passé par l'Inter Milan, l'Olympiakos puis Saint-Étienne. Une carrière plus mouvementée que prévu, mais quel beau joueur quand il était à son meilleur niveau.
- Yvon Le Roux : défenseur central des années 80, vu à Brest, Monaco, Marseille, Paris SG et Nantes, demi-finaliste du Mondial 86 avec les Bleus. La génération d'avant Platini-Tigana, celle qu'on a tendance à oublier mais qui a fait beaucoup pour le foot français.
- Younès Kaboul : défenseur central solide, passé par Auxerre, Tottenham (capitaine !), le PSG, Sunderland. Quelques sélections en équipe de France et une participation à la Coupe du monde 2014.
- Yann Karamoh : attaquant franco-ivoirien, vu à Caen, Inter Milan, Bordeaux, Torino, Montpellier. Pas la carrière linéaire qu'on lui prédisait, mais le talent est là.
Les footballeurs en Y à l'international
Sortons un peu de l'Hexagone et fouillons dans les vestiaires étrangers. Vous allez croiser des noms que vous avez probablement vus en Ligue 1 sans forcément réaliser leur cote à l'étranger, et d'autres qui ont fait toute leur carrière ailleurs.
- Younès Belhanda (Maroc) : meneur de jeu formé à Montpellier (champion 2012, un sacre délirant), passé par Schalke, Dynamo Kiev, le Nice, Galatasaray. Un toucher de balle marocain, un peu joueur d'échecs sur le terrain.
- Yacine Brahimi (Algérie) : ailier dribbleur formé à Rennes, sublimé à Porto et au Granada. Le mec qui vous met les latéraux dans tous les sens, façon "je passe par où je veux quand je veux". Cadre de l'Algérie championne d'Afrique 2019.
- Yusuf Yazıcı (Turquie) : milieu offensif formé à Trabzonspor, champion de France 2021 avec le LOSC (oui, lui aussi !), passé par le CSKA Moscou. Excellent dribbleur, frappe propre.
- Yossi Benayoun (Israël) : milieu offensif iconique, passé par West Ham, Liverpool, Chelsea, Arsenal. Même si son patronyme commence par B, beaucoup de fans francophones le rangent dans les "Yossi". Capitaine israélien pendant des années.
D'ailleurs, si vous êtes fans des générations qui ont marqué l'Angleterre, notre sélection des joueurs de football anglais des années 2000 vous donnera de quoi prolonger la balade. C'est l'époque où Yaya Touré débarquait justement en Premier League.
La nouvelle vague des joueurs en Y
Et la relève, alors ? Excellente question. Sur la décennie 2020, plusieurs jeunes joueurs en Y montrent qu'ils ont les épaules pour porter le flambeau. Certains sont déjà installés dans les meilleurs clubs d'Europe, d'autres montent en cadence. À surveiller de très près dans les années à venir.
- Youri Tielemans (Belgique) : milieu de terrain passé par Anderlecht, Monaco, Leicester (vainqueur de la FA Cup 2021, but de fou du milieu de terrain en finale) et désormais Aston Villa. International belge capé plus de 80 fois, profil très moderne.
- Yacine Adli (France/Algérie) : milieu créatif formé au PSG, passé par Bordeaux, Milan AC et Fiorentina. Un pied gauche délicat, une vision du jeu qui détonne dans le foot moderne.
- Yann Bisseck (Allemagne) : défenseur central international allemand, longtemps à Cologne avant d'exploser à l'Inter Milan. Profil de défenseur moderne, grand, rapide, à l'aise balle au pied.
- Yan Couto (Brésil) : latéral droit formé à Coritiba, recruté par Manchester City, prêté à Girona puis transféré au Borussia Dortmund. Excellent pied droit, précision sur centres rare pour son âge.
- Yann Gboho (Côte d'Ivoire) : ailier formé à Rennes, passé par Vitesse Arnhem, Toulouse FC. Un talent brut, dribbleur invetéré, qui peut encore franchir un cap dans les prochaines saisons.
Pour entretenir la motivation et le mental qu'il faut pour percer au plus haut niveau, jetez aussi un œil à notre dossier sur les athètes inspirants du moment. Vous comprendrez pourquoi certains percent et d'autres pas, même avec un talent identique au départ.
Pour conclure : Y comme un sourire qui en dit long
Voilà, vous avez votre carnet des footballeurs en Y bien rempli. Du monstre de Manchester City au champion du monde 98, en passant par toute une génération de Français aux prénoms en Y et toute une relève internationale prometteuse, la lettre Y propose franchement un beau plateau. Plus discret qu'un Z, plus inattendu qu'un X, le Y a cette élégance des outsiders qui finissent par s'imposer sans faire de bruit.
Si je devais choisir mon top 3 perso, je mettrais Yaya Touré en premier pour la pure domination physique et technique, Youri Djorkaeff en deuxième parce qu'il a marqué mon adolescence (et la finale de la Coupe UEFA 1998, vraiment), et Yann Sommer en troisième pour la classe et la régularité à un poste où l'erreur ne pardonne pas. Et vous, qui mettriez en haut de votre liste des joueurs commençant par Y ?



