Footballeur en W : liste des joueurs qui commencent par la lettre W

On va se le dire franchement : si vous tapez "footballeur en W" dans Google, c'est qu'on vous a lancé un défi tordu. Quiz télé du dimanche soir, pari entre potes, ou simple curiosité qui vous trotte dans la tête depuis trop longtemps, peu importe la raison. Le truc c'est que la lettre W, contrairement à ce qu'on pourrait croire, regorge de joueurs qui ont marqué l'histoire du foot. Et pas qu'un peu.

Je vous propose un tour d'horizon vivant et complet des footballeurs dont le nom ou le prénom commence par cette lettre très anglo-saxonne. Du chouchou de Manchester United qui a tapé dans le ballon comme personne au milieu néerlandais qui a soulevé le triplet historique de l'Inter, sans oublier les nouveaux prodiges allemands qui montent fort, vous allez vous régaler.

 

 

Pourquoi la lettre W est si anglo-saxonne dans le foot

Premier constat qui saute aux yeux dès qu'on dresse la liste : la lettre W appartient majoritairement aux Anglo-Saxons. Les Wayne, Walker, Wright, Walters, Ward-Prowse pullulent en Angleterre et en Irlande, tandis que sur le continent européen, on trouve quelques Allemands (Werner, Wirtz), quelques Polonais (Szczęsny), des Néerlandais (Sneijder, Weghorst) et c'est à peu près tout. En France, on cherche presque en vain.

Statistiquement, les patronymes en W représentent environ 1 % des joueurs pros recensés dans le monde. C'est plus que le X et le Z réunis, et largement porté par la culture anglo-saxonne qui aime les noms en W (William, Walter, Wayne en prénom, Wright, Walsh, Williams en patronyme). On a affaire à une lettre identitaire, presque culturelle. Plutôt fascinant, non ?

 

Stade de football anglais illustrant les footballeurs commençant par la lettre W

 

Les légendes des footballeurs en W

Démarrage avec le haut du panier. Voici les quatre cadors de la lettre W qui sortent du chapeau dès qu'on évoque les joueurs commençant par cette lettre. Quatre styles, quatre époques, mais une même capacité à marquer durablement le foot mondial.

  • Wayne Rooney (Angleterre) : meilleur buteur de l'histoire de Manchester United (253 buts) et de la sélection anglaise (53 buts à son record, depuis dépassé par Harry Kane). Cinq fois champion d'Angleterre, vainqueur de la Ligue des champions 2008. Son but en retourné contre Manchester City en 2011 reste l'un des plus beaux de la décennie. Bref, le footballeur en W par excellence pour notre génération.
  • Wesley Sneijder (Pays-Bas) : meneur de jeu néerlandais formé à l'Ajax, passé par le Real Madrid puis surtout l'Inter Milan où il a soulevé le triplé historique en 2010 sous Mourinho (Serie A, Coupe d'Italie, Ligue des champions). Finaliste de la Coupe du monde 2010 avec les Oranje, avec en prime un Soulier d'argent du tournoi. Un toucher de balle d'orfèvre.
  • Ian Wright (Angleterre) : attaquant légendaire d'Arsenal, recordman de buts pour le club pendant des années (185 buts, depuis dépassé par Henry). Formé sur le tard dans le foot pro (il a signé son premier contrat à 22 ans), c'est l'archetype du déclassement à l'envers, le mec qui a tout dû à son acharnement personnel. Consultant télé cultivé aujourd'hui.
  • Wojciech Szczęsny (Pologne) : gardien polonais clé à Arsenal puis surtout à la Juventus (six titres de Serie A consécutifs entre 2018 et 2024). Signature surprise au FC Barcelone en octobre 2024 après avoir annoncé sa retraite. Capitaine de la sélection polonaise. Un gardien moderne, à l'aise au pied autant que dans son but.

Si vous voulez creuser l'époque dorée où Wayne Rooney bouillonnait en Premier League, jetez un œil à notre sélection des joueurs de football anglais des années 2000. Vous allez y croiser plusieurs clébs qui ont joué avec ou contre Rooney pendant cette décennie folle.

 

Les W qu'on a un peu oubliés (à tort)

Place maintenant aux joueurs en W qui méritent qu'on s'arrête sur leur carrière, même s'ils n'apparaissent pas dans le top 4 des légendes. Honnêtement, ces gars-là ont régalé pendant leur époque, et c'est dommage qu'ils passent souvent sous les radars.

  • Theo Walcott (Angleterre) : ailier rapide formé à Southampton, vu à Arsenal pendant douze ans puis à Everton et Liverpool. Connu pour sa vitesse de feu (un des sprinters les plus rapides de la Premier League dans les années 2010) et sa carrière débutée très jeune en sélection anglaise (16 ans à Sven-Göran Eriksson au Mondial 2006).
  • Mark Wright (Angleterre) : défenseur central qui a fait toute sa carrière en Angleterre, vu à Liverpool dans les années 90 (vainqueur FA Cup 1992) et international anglais 45 fois. Un patron à l'ancienne, du genre à imposer le respect rien qu'en se levant le matin.
  • Pierre Webó (Cameroun) : attaquant camerounais passé par Mallorca, le FC Séville, Fenerbahçe et la Real Sociedad. Vainqueur de la Coupe UEFA 2006 et 2007 avec Séville. Une carrière espagnole très solide qu'on a un peu trop tendance à oublier.
  • Florent Wamangituka (RDC) : attaquant congolais formé à Sochaux, passé par Stuttgart et Burnley. International de la RDC, profil de pivot moderne, capable de tenir le ballon et d'éliminer dans des petits espaces.
  • Jonathan Walters (Irlande) : attaquant irlandais emblématique de Stoke City, plus de 50 sélections, héros national lors de l'Euro 2016 qu'a disputé l'Irlande. Le type de joueur qu'on appelle "warrior" en VO : tout en hargne et abnégation.

L'Afrique a donné plusieurs grands footballeurs en W, même si la concurrence des B (Bony), Z (Zaha) et autres lettres reste rude. Pour mesurer l'étendue du réservoir africain, parcourez notre dossier sur les meilleurs joueurs ivoiriens. Vous comprendrez vite pourquoi le foot africain produit autant de pepépites depuis vingt ans.

 

Attaquant en action symbolisant les footballeurs en W

 

La nouvelle vague des footballeurs en W

Place à la relève, et elle a de la gueule. Sur la décennie 2020, plusieurs jeunes joueurs en W explosent au plus haut niveau européen. L'Allemagne notamment s'est spécialisée dans la production de talents en W ces dernières années, mais l'Angleterre, la Tunisie et les Pays-Bas ne sont pas en reste.

  • Florian Wirtz (Allemagne) : milieu offensif né en 2003, formé au Bayer Leverkusen. Champion d'Allemagne 2024 sous Xabi Alonso (saison invaincue). Recruté par Liverpool à l'été 2025 pour un montant record. International allemand, cadre de la sélection à l'Euro 2024. Probablement le successeur désigné de Toni Kroos au milieu de la Mannschaft.
  • Timo Werner (Allemagne) : attaquant rapide passé par RB Leipzig (top buteur Bundesliga), Chelsea (Ligue des champions 2021 !) et Tottenham. Capé plus de 50 fois avec l'Allemagne, partie de la finition reste critiquée mais la mobilité et le pressing sont en référence.
  • James Ward-Prowse (Angleterre) : milieu de terrain de Southampton (capitaine pendant des années) puis West Ham et Nottingham Forest. Spécialiste des coup-francs le plus précis de Premier League (16 buts sur coup-franc direct, record d'David Beckham battu en 2022). Un métronome.
  • Wout Weghorst (Pays-Bas) : attaquant pivot d'1m97, vu à Wolfsburg, Burnley, Manchester United, Hoffenheim et l'Ajax. Auteur du doublé historique des Pays-Bas contre l'Argentine en quart de finale du Mondial 2022 (avant la défaite aux tirs au but, célèbre brouhaha avec Messi).

Pour comprendre l'école allemande dont sortent Wirtz et Werner, prenez 10 minutes pour parcourir notre dossier sur la carrière de Toni Kroos. Vous verrez à quel point la filière jeunesse allemande forme des joueurs techniquement irréprochables, génération après génération.

 

Petit jeu : les footballeurs en W classés par pays

Pour boucler la boucle en beauté, je vous propose un mini tour d'horizon par nation. Vous allez voir, certains pays sont en mode "j'ai déjà donné grave", d'autres en mode "jamais entendu parler". Utile pour briller au prochain dimanche en famille devant le match.

  • Angleterre : Wayne Rooney, Ian Wright, Theo Walcott, Mark Wright, James Ward-Prowse, Wayne Bridge. Le coffre-fort du W mondial, sans contestation possible.
  • Allemagne : Florian Wirtz, Timo Werner. Deux générations qui se répondent, profils différents mais même exigence technique.
  • Pays-Bas : Wesley Sneijder, Wout Weghorst, Georginio Wijnaldum (mais lui c'est plutôt un W de patronyme moins connu sous cet angle). La trinité hollandaise du W.
  • Pologne : Wojciech Szczęsny en figure de proue. Quelques autres en seconde zone.
  • Irlande : Jonathan Walters, principal représentant.
  • France : franchement maigre. Quelques joueurs en Ligue 2 et National, mais aucun standard en équipe de France.
  • Cameroun : Pierre Webó, qui a porté le maillot des Lions Indomptables avec fierté.
  • RDC : Florent Wamangituka, le profil le plus international ces dernières années.
  • Pays de Galles : Wayne Hennessey (gardien) et Hal Robson-Kanu (mais R, pas W).

Vous voyez, la lettre W tisse une carte géographique surprenante. Une dominante anglo-saxonne, des renforts allemands de qualité, quelques surprises africaines. Pas le profil le plus diversifié, mais densité globale honnête.

 

Pour conclure : W comme un Wagonnet plein de talent

Voilà votre catalogue à jour des footballeurs en W. De la machine à buts de Manchester United au métronome néerlandais de l'Inter triplet, en passant par la nouvelle pepère allemande de Leverkusen et le spécialiste coup-francs de Southampton, la lettre W a clairement de quoi nourrir un onze compétitif et même faire un banc très correct derrière. Pas mal pour une lettre qu'on imagine vite réservée aux scrabbles du dimanche.

Si je devais composer mon top 3 perso des joueurs commençant par la lettre W, je placerais Wayne Rooney en tête (impossible de l'écarter, son palmarès ET son influence c'est inimitable), Wesley Sneijder en deuxième (le triplé historique avec l'Inter 2010 force le respect) et Florian Wirtz en troisième (parce qu'à 22 ans, voir ce qu'il fait déjà à Leverkusen et bientôt à Liverpool, on imagine à peine la suite). Et vous, qui mettriez en haut de votre podium des joueurs en W ?

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